De l’eau de toilette à la toilette des eaux. Cette transition part de nos pratiques d’hygiène et va jusqu’au dégorgement des cloaques, où sont rejetés des produits hautement dangereux pour la nature. Ceux-ci provoquent des dégâts dont les effets sur l’environnement et la santé restent sous-estimés, malgré leur grande nocivité. Pour en mesurer l’ampleur, Italo Musil met en parallèle l’agonie des océans et la recrudescence massive des maladies intestinales, parfois graves, voire mortelles, signalée par les dernières données de l’OMS. Il met ainsi en lumière les conséquences de l’abandon de l’eau dans les pratiques hygiéniques au profit de produits jetables. À partir de ce constat, il pose une question : comment rendre à l’eau sa place dans la prévention sanitaire tout en répondant aux enjeux écologiques contemporains ?
Pour y répondre, l’auteur croise des recherches historiques et des données institutionnelles. Il analyse les liens entre hygiène, santé publique et pollution, et fait ressortir la tension entre Homo sapiens, qui cherche à préserver la planète, et Homo demens, qui contribue à sa dégradation.