Dans le métro parisien, un instant suspendu suffit à faire basculer le présent. C’est à ce moment que le narrateur remonte le fil de son existence, façonnée par la rigidité d’un père autoritaire durant l’enfance. Très tôt, le piano devient une échappatoire, une langue secrète pour apprivoiser les colères familiales, la solitude et sa sensibilité à fleur de peau. De l’adolescence complexée aux années de discipline à Berlin, puis à l’univers froid de la banque parisienne, chaque souvenir se déploie avec précision, porté par l’art, la culture et la force silencieuse de l’amitié.
Au fil des lettres adressées à son confident, Philippe, se dessine un récit mélancolique et lumineux, où la musique et les émotions retenues deviennent transmission.
Dans ce roman autobiographique, Bernard Elie Fayot compose une mosaïque de souvenirs et de réflexions sur le temps, la société et la quête de sens. Avec élégance, il y livre le témoignage sincère porté par le désir de comprendre et d’offrir, à travers l’écriture, une forme d’apaisement.