Tout commence par une adresse, presque un murmure, à celui qui n’est plus. Yaël écrit à son fils Théodore, brutalement disparu à 23 ans, pour retenir ce qui peut encore l’être : une voix, une présence, des gestes familiers. Peu à peu, les souvenirs se déploient avec douceur – l’enfance entourée de son frère et de sa sœur, les instants partagés, les passions, les silences – et dessinent le portrait d’un jeune homme singulier, à la fois réservé et sensible. À travers ses mots, elle recrée un espace où se mêlent l’amour, les questions laissées en suspens et les repères d’une tradition qui accompagne le deuil. Son récit devient alors un lieu de dialogue intime, où l’absence se dit sans jamais rompre le lien.
Dans ce texte sensible et habité, Yaël Imatheo partage une traversée du deuil empreinte de justesse et livre un témoignage à la fois intime et universel, où la mémoire devient une manière de continuer à aimer.